Dans une attaque en masse, chaque piranha peut arguer qu’il n’a jamais donné qu’un coup de dent. C’est ce que font aussi les « haters » qui, en masses généralement spontanées (pas besoin de coterie, même si ça arrive aussi), viennent insulter, au cul de chacun de ses tweets les plus banals, telle personnalité ou tel ministre. On sent chez certains un besoin de revanche, ou une envie de faire mal, d’avoir un effet sur des personnes « en vue », d’exister en insultant, en humiliant. Et comme c’est généralement d’eux-mêmes qu’ils donnent une image piteuse et mesquine, ça ne fonctionne pas et leur colère décuple. Les femmes constituent des cibles récurrentes pour ce genre de « trolls » : en déroulant par exemple les tweets qui répondent à ceux de Najat Vallaud-Belkacem ou de Marlène Schiappa, on admire la tempérance de ces femmes face au flot d’injures qu’elles reçoivent et aux fantasmes qu’elles suscitent. — Le dernier des blogs
Rigueur ou relance ? Si, depuis le début de la crise financière de 2007, les gouvernements européens ont choisi, les experts poursuivent leurs délibérations… avec d’autant plus de prudence qu’ils font rarement partie des premières victimes des coupes budgétaires. Soumettre les politiques économiques aux critères d’évaluation de la recherche médicale permettrait toutefois de trancher la question. — Le Monde Diplomatique
L’endettement est une forme d’esclavage parce qu’on est lié personnellement à une institution. — La Relève
Je me suis rendu compte que le niveau social avait une grande importance dans l’accidentologie, nous confie-t-il. Ce sont les gens les plus défavorisés socialement qui sont les plus touchés. À l’époque, on nous a muselés. J’ai demandé à la préfecture de préparer une note de synthèse sur l’accidentologie et le lien social, et le préfet a refusé : il voulait mettre une chape de plomb là-dessus. — Le Monde diplomatique
What happened is that the internet stopped being something you went to in order to separate from the real world — from your job and your work and your obligations and responsibilities. — Dan Nosowitz










On les rencontre dans tous les milieux. Cela leur va d’ailleurs très bien : c’est souvent au milieu qu’ils choisissent d’exister. Quand on a entendu parler, voire, même si c’est plus rare, lu Descartes, on a bien retenu qu’il fallait fuir les extrêmes. Mais les candidats à l’importance n’ont pas le temps de réfléchir à ce qu’est un extrême. Ils font donc confiance à leurs magazines et déploient des trésors d’énergie à toujours se situer au milieu …de rien. — Lundi.am